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Origines de la Bible

INTRODUCTION
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La
Bible est le livre le plus largement répandu. Même
l'incrédule éprouve le besoin de la sonder,
car il trouve ridicule de demeurer dans une ignorance totale
du livre le plus ancien et le plus célèbre.
Il
est vrai que l'on peut être déconcerté
en lisant pour la première fois la Parole de Dieu.
Souvent, les croyants les plus sincères se découragent
devant l'effort nécessaire pour assimiler le contenu
des textes sacrés. Il ne faut pas chercher bien
loin la raison de cet état des choses : ils ignorent
qu'aucun passage des Ecritures ne peut être compris
sans une vue d'ensemble de la Bible.
L'
histoire et le message de la Bible sont comme le dessin
d'une mosaïque : chaque livre, chaque chapitre, chaque
verset et chaque mot constituent un élément
essentiel qui a sa place appropriée. C'est pourquoi
une connaissance générale de l'Ecriture
est indispensable à toute étude intelligente
et fructueuse de la Bible.
La
Bible recouvre une immense période de l'histoire
:
Allant
de l'âge de pierre
A
l'époque des romains.
Et
les passages les plus récents datent de presque
2000 ans.
SUPPORT
D' ECRITURE
L'origine
de la Bible remonterait ainsi à plusieurs siècles
avant Abraham comme le confirme la transcription des plus
anciens récits sur des tablettes d'argile.On incisait
des signes sur l'argile tendre au moyen d'un poinçon,
puis , après leur séchage, les tablettes
se conservaient indéfiniment. Voir : Ezéchiel
4/1
Ce
matériel, infiniment plus durable que le papyrus,
fut utilisé par la suite et longtemps encore.
Mais à l'usage, le papyrus s'avéra beaucoup
plus pratique. JEREMIE 32/14
MOISE
REDIGE LE PENTATEUQUE.
Dj'baal,
antique port du Liban, situé au nord de Tripoli.
Au deuxième millénaire, les Phéniciens
étaient maîtres du commerce maritime. Les
navires sillonnaient la Méditerranée. Or
une importante découverte allait bouleverser le
monde entier.
L'écorce
d'une plante aquatique, le papyrus. Dans la Bible, la
plante de papyrus est mentionnée en & Ü
Exode 2/3 - Job 8/11 - Esaïe 18-2 sous le terme de
"jonc ou roseau", pouvait être utilisée comme
matériel d'écriture ; on le détachait
en ruban de 6 ou 7 cm de largeur et sur 30 à 40
cm de longueur. On les cousait bout à bout, constituant
ainsi des rouleaux atteignant 7 à 8 m.
Les
feuilles de papyrus , une fois écrites, étaient
assemblées les unes aux autres en longues bandes
et enroulées autour d'un baton. C'est ainsi qu'
étaient constitués les "rouleaux du livre"Les
navires phéniciens accostaient au port avec leurs
cargaisons, puis en repartaient dans toutes les directions,
chargés des fameux rouleaux dûment traités
; le papyrus était alors proposé à
tous les peuples civilisés. Ancêtre lointain
de nos papeteries modernes, cette industrie, première
en son genre, fit la célébrité
du Dj'baal appelé "Guebal : montagne", au point
que, quelques siècles plus tard, les Grecs la
rebaptisèrent Byblos, terme dérivé
de biblion qui signifie livre.
Singulier,
biblion ; pluriel, biblia. Maintenant nous y sommes!
Lorsque
Dieu appela les écrivains sacrés à
transcrire Sa Révélation destinée
à tous les hommes, les rouleaux de papyrus traités
à Byblos s'ajoutèrent les uns aux autres,
constituant progressivement une collection d'écrits
; on les considéra alors avec le respect qu'ils
méritent, les désignant de Biblia - ensemble
de livres, ou tout simplement "les livres".
Le
mot "livre" dans la Bible désigne ce type de rouleaux.
Luc 4/17 - Apocalypse 5/1.
Par
la suite vient le "parchemin", (en grec signifiant : pergamene)
provenant du nom de la ville de Pergame en Asie Mineure.
Voir :Apocalypse 2/12, où ce support d'écriture
fut utilisé pour la première fois.
Le
parchemin était préparé à
partir de peaux de moutons, de chèvres, d'antilopes
et autres animaux semblables, tondues puis tannées.
Le parchemin, plus coûteux et plus durable que le
papyrus, était utilisé surtout pour les
documents précieux.
Voir
2 Timothée 4/13, Paul demande à son collaborateur
de lui apporter son manteau, les livres "rouleaux du livre"
certains en papyrus et d'autres en parchemin, ces derniers
étant probablement de précieuses portions
de l'Ancien Testament.
L'Eternel
dit à Moïse "Ecris cela dans le livre, pour
que le souvenir s'en conserve." Exode 17.14.
Le
mot Biblia passa en latin ecclésiaste et devint
dans cette langue un féminin singulier, d'où
le nom français Bible. On pense que c'est Jean
Chrysostome, patriarche de Constantinople (398-404 ap.
J-C) qui, le premier, employa le mot grec. Bibla pour
désigner les livres sacrés.
La
Bible est constituée d'une collection de livres
pas moins de 66 ouvrages.
Les
livres de la Bible forment des groupes distincts.
Il
y a cinq grandes divisions dans les Ecritures, et ces
divisions dont Christ est le thème central
(Luc
24: 25-27) peuvent se fixer dans la mémoire - grâce
à cinq mots clé.
1-Préparation
: l'AT
2-Manifestation
: les Evangiles
3-Propagation
: les Actes
4-Explication
: les Epites
5-Achèvement
l'Apocalypse
Comportant
:
LA
LOI : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres,
Deutéronome.
LES
LIVRES HISTORIQUES : Josué, Juges, Ruth, 1 et 2
Samuel, 1 et 2 Rois, 1 et 2 Chroniques, Esdras, Néhémie,
Esther.
-
LES LIVRES POETIQUES : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclésiastes,
Cant des Cantiques.
-
LES PROPHETES : Esaïe, Jérémie, Lamentations,
Ezekiel, Daniel, Osée, Joel, Amos, Abdias, Jonas,
Michée, Nahum, Habakuk, Sophonie, Aggée,
Zacharie, Malachie.
-
LES LIVRES HISTORIQUES - NT - : Matthieu, Marc, Luc,
Jean, Actes.
-
LES LETTRES : - dite épîtres - : Romains,
1 et 2 Corinthiens, Galates, Ephésiens, Philippiens,
Colossiens, 1 et 2 Thèssaloniciens, 1 et 2 Timothée,
Tite, Philemon, Hébreux, Jacques, 1 et 2 Pierre,
1 - 2 et 3 Jean, Jude.
-
LIVRE APOCALYPTIQUE : : Apocalypse.
EXTRAORDINAIRE
PAR SON ORIGINE
la
Bible a été rédigée par plus
de quarante auteurs qui ne se connaissaient pas EX : JOSUE
ET ESAIE, ET POURTANT TOUS AVAIENT LA MEME PENSEE, LES
MEMES DIRECTIVES ET DE PLUS CHAQUE LIVRE SE COMPLETE HARMONIEUSEMENT
ET CLAIREMENT ET SE CONFIRME DE FACON PRECISE. DEFI IMPOSSIBLE
humainement parlant, la rédaction de la Bible s'est
étendue sur une période d'au moins 1500
ans.
Chaque
livre s'ajoutait les uns aux autres au fil des siècles
jusqu'a ce que la Bible soit complète mais c'est
poussés par le Saint-esprit que les hommes ont
parlé de la part de Dieu" 2 Pierre 1.21.
LA
BIBLE SE CONFIRME TOUTE SEULE ." Luc 24.44 A LIRE
CE
QUI EST EXTRAORDINAIRE DANS LA BIBLE, C'EST QUE CHAQUE
AUTEUR ETAIT DIFFERENT.
LA
BIBLE A POURTANT ETE ECRITE ( que ) PAR DES HOMMES ?
OUI - MAIS - CHAQUE ECRIT ETAIT INSUFFLE, INSPIRE, REVELE,
PAR LE VERITABLE AUTEUR. DIEU
CONCLUSION
:
C'est
peut-être pour cela que la Bible a ainsi été
un sujet de scandale, de mépris, de haine, et de
persécution dans tous les siècles, et encore
aujourd'hui à l'égard d'hommes et de femmes
qui la lisent, et qui trouvent en elle une source de vie,
un équilibre, une solution, et un espoir pour leur
vie.
Oui
la Bible a fait couler beaucoup d'encre, et malheureusement
aussi beaucoup de sang, on là brûlée,
déchirée, certains ont détruit des
imprimeries pour ne plus les éditer, d'autres ont
interdit que le peuple la lise, sous peine de fortes amendes
ou plus la condamnation à mort. Malgré tout
cela, la Bible est toujours parmi nous, et la combattre
ne ferait que renforcer sa position qui est la sienne
"LES SAINTES ECRITURES"
LUC
21.33 " Le ciel et la terre passeront dit Jésus,
mais mes paroles ne passeront point."
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TIM 3.16-17 : "Toute Ecriture est INSPIREE de Dieu, et utile
pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire
dans la justice. Afin que l'homme de Dieu soit accompli
et propre à toute bonne oeuvre."
Les
écrivains sacrés disposaient donc de l'écriture
alphabétique et des rouleaux de papyrus, remplacés
dès le 2e siècle avant J-C. par les parchemins.
Mais, ce qui était plus important encore, Dieu
disposait des écrivains sacrés.
Le
mot inspiration veut dire : Action de faire pénétrer
dans...............
--
Faire naître dans le coeur, dans l'esprit un sentiment,
une pensée.
Le
mot inspiré veut dire : Insufflé, soufflé
par Dieu.
Il
ne faut pas croire que la mission confiée à
ces hommes impliquait la neutralisation de leurs facultés
ou de leur volonté. Tout-en-étant, non des
robots mais des hommes libres, ces hommes étaient
pénétrés de la pensée insufflée
par Dieu au point d'être amenés à
transcrire ce qui leur était révélé. Leur rôle n'était pas celui d'un dictaphone
ou d'un magnétophone, reproduisant la Parole initiale
de Dieu. Cependant, le respect qu'ils portaient
au message reçu, les empêchait d'y toucher
pour le modifier.
1
Corinthiens 2. 9-16 >> Un texte clé de l'Ecriture
consacré au thème de l'inspiration à
lire
Dans
cette lecture de Paul aux Corinthiens nous trouvons des
passages très importants qui traitent successivement
de la révélation, de la connaissance, et
de la proclamation des Ecritures.
Le
Saint-Esprit joue un rôle décisif dans ces
trois fonctions.
En
premier lieu : - REVELATION-
verset 10 : "Dieu a révélé ( dévoilé,
exposé, découvert ) la vérité
par le Saint-Esprit, car l'Esprit sonde tout, même
les profondeurs de Dieu".
Ce
verset nous dit, que Dieu révéle aux hommes
par son Esprit, Sa Parole. C'est pour cela que Paul dit
au verset 11 : "personne ne connaît les choses de
Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu qui le révèle."
En
deuxième lieu : - CONNAISSANCE
1
Corinthiens 2 verset 12 : "Or nous, nous n'avons pas reçu
l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin
que nous connaissions les choses que Dieu nous a données
par sa grâce."
Le
St-Esprit a dévoilé la vérité,
au travers des prophètes et des apôtres qui
en avaient la révélation. Par le St-Esprit
en eux, ils ont pu non seulement entendre et découvrir
la vérité, mais par la grâce de Dieu,
ils ont pu connaître ce qui leur avait révélé.
Ex:
Luc 24 : Jésus se révèle aux deux
disciples sur le chemin d'Emmaüs.
Luc
24 verset 31 : "Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils
le reconnurent ; mais il disparut de devant eux."
Luc
24 verset 32 : "Et ils se dirent l'un à l'autre
: Notre coeur ne brûlait-il pas au-dedans de nous,
lorsqu'il nous parlait en chemin et nous expliquait
les Ecritures ?"
Luc
24 verset 45 : "Alors il leur ouvrit l'esprit, afin
qu'ils comprennent les Ecritures."
Si
la révélation des Ecritures est immédiate
et totale, la compréhension de leur message est
progressive et par palier.
Voilà le besoin de lire la Bible tous les jours.
En
troisième lieu : - PROCLAMATION
1
Corinthiens 2 verset 13 : "Et nous en parlons, non avec
des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec
ceux qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel
pour les choses spirituelles.
Nous
avons vu que Dieu REVELE la Parole par son St-Esprit,
puis la fait CONNAITRE, pour que ces hommes en
PARLENT et l'écrivent.
INSPIRATION
= Révélation, Connaissance, Proclamation.
Dieu
comme auteur l'homme comme instrument et les Ecritures
comme résultat
2 Pierre : 1/21 >> "Mais c'est poussés
par le St-Esprit que des hommes ont parlé de la
part de Dieu".
Ce
qui fait que la Bible est inspirée de Dieu, ce
sont ces mots qui se répétent plus de 170
fois dans la Parole é "L'Eternel dit". Et Dieu
a parlé directement aux hommes à travers
le Saint-Esprit. . Il a non seulement parlé, mais
confirmé Sa Parole.
Ex
: Abraham, Moïse, David, Daniel, Jérémie,
Esaïe ......etc etc
C'est
pour cela que le prophéte Esaïe pouvait dire
au chapitre 55 v 11 de son livre : "Ainsi en est-il de
ma parole, qui sort de ma bouche;Elle ne retourne point
à moi sans effet, sans avoir executé ma
volonté et accompli mes desseins".
CONCLUSION
:
Pour
conclure cette 2e partie sur l'étude de la Parole
de Dieu nous voulons dire comme l'apôtre Paul à
l'épitre aux Romains ch 1 v 17.
" Le juste vivra par la foi ".
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INTRODUCTION
:
Apocalypse
3/8 : "Je connais tes oeuvres. Voici, parce que tu as
peu de puissance, que tu as gardé ma parole, et
que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant
toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer."
Ce
verset de l'Apocalypse tombe bien à propos, pour
les hommes de la traduction, ils ont premièrement
gardé la parole, deuxièmement ils n'ont
point renié le nom de Dieu. Et l'Eternel, leur
a ouvert les portes de la traduction et de la conservation
des Saintes-Ecritures, malgre les persécusions,
les guerres, et la barbarie sauvage sur ceux qui avaient
le désir de faire connaitre et de mettre à
la disposition du peuple, les écritures.
"j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne
ne peut fermer."
L'HISTORIQUE
DE LA TRADUCTION ET DES COPIES
Jérémie
43 / 7 : "Ils allèrent au pays d'Egypte, car ils
n'obeirent pas à la voix de l'Eternel, et ils arrivèrent
à Tachpanès *.
*
Ville égyptienne appelée Hanès en
Esaïe 30.4, située dans le delta du Nil.
Dès
lors, une importante colonie juive se développa
en Egypte. En 332 av J-C., Alexandre le Grand fonda la
ville d'Alexandrie. Dès cette époque, les
Juifs y jouèrent un rôle prépondérant,
de sorte qu'au début de l'ère chrétienne,
la moitié de la population de la ville était
d'origine juive, et que l'on comptait près d'un
million de Juifs sur l'ensemble du territoire égyptien.
Ces Juifs perdirent peu à peu l'usage de l'hébreu
et se mirent à parler le grec, suivant ainsi l'exemple
de la population d'Alexandrie.
Afin
que la Bible demeurat compréhensible aux Juifs
d'Egypte, il fallait donc la traduire en grec. C'est ainsi
qu'elle entra dans une phase entièrement nouvelle
de son histoire. La traduction fut entreprise à
Alexandrie au IIIe siècle av. J-C. et il se peut
qu'au début plusieurs traducteurs aient travaillé
indépendamment les uns des autres.
C'est
au cours du IIe siècle qu'une version complète
de l'Ancien Testament en grec fut achevée. Depuis
lors, elle est connue sous le nom de Version des Septante.
(LXX ou "la septante")
Selon
la tradition, la version des Septante est l'oeuvre de
soixante-douze érudits juifs, six de chacune des
douze tribus d'Israël, venus en Egypte sur l'ordre
du roi, Ptolémée Philadelphe (285-246).
Cette
version de l'AT en grec joua un rôle capital dans
la prédication de l'Evangile par les premiers chrétiens
; à cette époque où le grec était
la langue universelle, il avait permis au monde d'alors,
d'avoir accès aux Saintes Ecritures. Le livre du
prophète Esaïe que lisait cet Ethiopien, ministre
et surintendant de tous les trésors de Candace,
reine d'Ethiopie (Actes 8/26-40), était sans doute
un extrait de la Version des Septante qui a cet époque
était recopié maintes et maintes fois ;
les copies de la Version des Septante se multiplièrent
donc et se répandirent largement à Rome,
l'Occident, la Syrie et en Mésopotamie, et plus
loin encore en Orient.
Les
routes que les légions romaines construisaient
un peu partout ne favorisaient pas seulement les échanges
commerciaux ou les conquêtes militaires ; elles
profitèrent à la circulation des saintes
Ecritures. Dieu permit, car c'était une heure stratégique
au cadran de l'horloge de l'histoire : Il préparait
ainsi le monde à la venue de Son Fils bien-aimé
ici-bas.
Au
4e siècle de l'ère chrétienne, la
situation s'est modifiée. Seule la classe cultivée
s'exprime encore en grec. Le latin est devenu la langue
officielle de l'empire romain, alors au sommet de sa gloire.
Les légions romaines l'imposent en tout territoire
conquis. Il fallait rapidement traduire la Bible dans
la langue officielle afin que le peuple puisse en disposer.
Damase
1er, évêque de Rome de (366-384), homme pleinement
conçient de la situation, qui devient inquiètante,
confia à un théologien, Jérôme,
homme intègre, fidèle à l'enseignement
de l'Ecriture, de traduire et réviser la Version
des Septante. Après 19 ans de recherche et d'étude,
l'oeuvre de Jérôme fut achevée en
l'an 405. Il léguait aux futures Eglises d'Occident
un trésor de grande valeur, la Bible, version la
Vulgate latine.
Vulgate
: ce qui signifie "simple" ou "populaire", parce que Jérôme
utilisa la langue du peuple.
Toutefois,
elle ne fut guère appréciée du vivant
du traducteur, même mise à l'écart
par l'Eglise romaine. Ayant voulu étre proche et
conforme à la doctrine biblique, il a simplement
écarté les livres Apocryphes*. on doit donc
à Jérôme l'application de ce terme
"apocryphe", tiré du grec apokrupha = caché,
secret, par extension : non authentique.
*Apocryphes
qui veut dire : (non authentique, doute, suspect, livres
dont l'authenticité n'a pas été suffisamment
établie et qui ont été rejetés
par les Eglises chrétiennes.)
Après
la mort de Jérôme, l'Eglise romaine s'en
fit la dépositaire et la propagatrice ; la vulgate
devint sa version officielle, après toutefois avoir
soigneusement remis et rajouté les livres apocryphes.
COPIE
ET IMPRIMERIE
Avant
l'invention de l'imprimerie, la Bible devait être
copiée à la main. Ce travail avait souvent
lieu dans un "scriptorium" où un lecteur dictait
lentement les Ecritures à un certain nombre de
scribes.
L'expansion
extraordinaire de la foi chrétienne rendit de très
nombreuses copies des saintes Ecritures. La Bible resta
longtemps un livre très coûteux car tout
ce travail était fait à la main.
Cependant,
des moines continuaient à copier les saintes Ecritures,
et leurs manuscrits sont souvent de vraies oeuvres d'art.
Ce vrai travail a revêtu une importance capitale
dans la conservation de la Bible pendant les périodes
mouvementées de l'histoire, d'autant plus que de
nombreux manuscrits ont été sérieusement
endommagés ou perdus au cours des invasions qui
ont bouleversé l'Europe.
Pour compenser les pertes dues aux destructions, on se
mit à copier sans relâche les saintes Ecritures.
La
première traduction complète de la Bible
anglaise est l'oeuvre du prêtre John Wycliffe, assisté
de John Purvey et de Nicolas de Hereford. Elle fut terminée
en 1388.
Par
crainte des autorités ecclésiatiques, cette
Bible manuscrite a été recopiée en
plusieurs centaines d'exemplaires, dans le plus grand
secret.
L'opposition
à cette traduction de la Bible a été
telle que Wycliffe fut l'objet de plusieurs excommunications
papales et que son cadavre fut exhumé, brûlé
et ses cendres jetées à la rivière.
Mais il a laissé un héritage spirituel inestimable
à son peuple.
De
surcroît, survint deux événements
de très grande importance pour la diffusion de
la Bible qu'aucune persécution ne pourra empêcher.
1°
Le développement extraordinaire de l'imprimerie
au milieu du XVe siècle en Allemagne, dont le plus
connu est Johannes Gensfleich dit Gutenberg, qui inventa
le caractère mobile. Et la Bible eut l'honneur
d'être le premier livre à sortir d'une presse
typographique.
2°
L'événement de cette époque fut la
Reforme dont Martin Luther donna l'impulsion dès
1517. Cet événement changea non seulement
l'histoire de l'Eglise, mais aussi celle de la Bible.
Malgré une très vive opposition du clergé,
il traduit en allemand, de decembre 1521 à mars
1522, le Nouveau Testament en un temps record et avec
des moyens rudimentaires de l'époque, avec plus
de 5000 exemplaires qui furent vendus en l'espace d'une
année.
Reçus
et lus dans l'enthousiasme, beaucoup d'exemplaires furent
malheureusement confisqués et brûlés
publiquement par les autorités. Cependant, les
livres sortaient de presse plus rapidement que les autorités
ne pouvaient les détruire.
EN
FRANCE
En
France l'intérêt pour l'Ecriture sainte naquit
vers la fin du XVe siècle. Elle était traduite
de la Bible la Vulgate, par Jean de Relay, confesseur
du roi et archidiacre de Notre Dame en 1496.
Une
génération plus tard, Lefèvre d'Etables,
professeur à la sorbonne, prit l'initiative de
publier le Nouveau Testament en l'an 1523 puis la Bible
complète en 1530. Pour cela il avait rassemblé
autour de lui des étudiants instruits dans la connaissance
des Ecritures, tel que Guillaume Farel, l'évangéliste
de la Suisse romande ; Pierre-Robert Olivétan,
le traducteur de la Bible portant son nom.
Olivétan
quant à lui, franchit résolument une nouvelle
étape en traduisant l'Ancien Testament à
partir de l'hébreu et le Nouveau Testament à
partir du grec. Parue en 1535, la Bible d'Olivétan
fut financée par les Vaudois du Piémont
; c'est donc la première traduction française
faite à partir des langues originales.
Trois
ans plus tard, Olivétan était empoisonné
alors qu'il prêchait l'Evangile en Italie. Mais
la bible du martyr édifia d'innombrables chrétiens
de langue française pendant trois siècles.
Elle
fut l'objet de révisions successives: par Calvin
en 1560, par Théodore de Bèze en 1588. Dès
lors, elle porta le nom de Bible de Genève ou Bible
des Pasteurs de Genève.
Mais
c'est surtout la révision de Jean Ostervalt, pasteur
à Neuchâtel, parue en 1744, qui a été
très largement répandue dans le pays de
langue française jusqu'au début du XXe siècle.
CONCLUSION
:
Le
merveilleux chemin que parcourt la Bible depuis les tablettes
d'argile des temps anciens jusqu'aux premiers exemplaires
imprimés est passionnant. Il prouve à quel
point la Bible est un livre unique. De très nombreux
hommes donnèrent leur vie pour elle, parce qu'ils
avaient découvert dans la Bible Celui qui avait
donné sa vie pour eux, à la croix de Golgotha.
Tous
ces hommes se seraient-ils trompés et auraient-ils
donné leur vie pour rien ? Il existe une seule
explication au parcours miraculeux de la Bible : ce livre
ne peut provenir que de Dieu.
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COMMENT
BIEN
INTERPRETER
LES
ECRITURES
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Parlant
de ces Ecritures, Pierre admet que dans le NT, "il y a
des points difficiles à comprendre, dont les personnes
ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui
des autres Ecritures pour leur propre ruine" 2 Pierre
3.16
Actes
17.11 Les Juifs reçurent la Parole avec beaucoup
d'empressement et ils examinaient chaque jour les Ecritures.
Pensez
à la manière respectueuse et humble dont
les premiers chrétiens ont contemplé la
Parole de Dieu. C'est pourquoi nous devons considérer
les Ecritures avec le plus grand respect.
UN
BONNE INTERPRETATION DU TEXTE
Comment,
et par quel moyen, allons-nous nous efforcer de découvrir
la véritable signification d'un verset ?
Essayons
de voir qui peut-être l'auteur du livre. Il sera
naturel de lire et relire plusieurs fois le verset qui
nous intéresse, si cela n'est pas suffisant nous
devons chercher la bonne explication dans le contexte
du verset, c'est-à-dire, lire le verset qui précède
et celui qui suit le verset qui nous intéresse.
Si vous n'avez toujours pas l'explication dans son contexte,
alors lire le chapitre en entier ou même les chapitres
qui précède et celui qui suit, et parfois
lire le livre en entier. IMPORTANT, comprendre toujour
la pensée de l'auteur et ceux qu'il veut dire.
NE
JAMAIS RETIRER LE TEXTE DE SON CONTEXTE POUR EN FAIRE
UN PRETEXTE
La procédure indiquée n'est pas seulement
appropriée et très pratique : elle est absolument
nécessaire et indispensable.
A
notre connaissance, le premier interprète de la
Parole de Dieu a été le diable, qui lui
a donné une signification qu'elle n'avait pas et
falsifié la vérité avec beaucoup
d'astuce. Plus tard, le même ennemi a falsifié
le sens de la Parole écrite, en l'amputant, c'est-à-dire
en se contentant de citer le passage qui lui convenait
et en omettant de parler du texte . Consciemment ou inconsciemment,
ses imitateurs ont perpétué cette procédure
et trompé l'humanité par de fausse interprétations
des Ecritures. C'est pour cela que nous insistons sur
la première règle qui est fondamentale :
L'ECRITURE EXPLIQUEE PAR L'ECRITURE, c'est-à-dire
que la Bible s'interprète par elle-même.
(Et
vous verrez alors qu'un tel travail apporte sa propre
récompense.)
Que
faisait Jésus avec ses disciples ?
Marc
4. 34 : "il ne leur parlait point sans parabole; mais,
en particulier, il expliquait tout à ses disciples".
Jésus
explique les Ecritures dur le chemin d'Emmaüs.
Luc
24. 27 : " Et, commençant par Moïse et par
tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes
les Ecritures ce qui le concernait.
Verset
32 : " Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre
coeur ne brûlait-il pas pas au dedant de nous, lorsqu'il
nous expliquait les Ecritures ?"
PREMIERE
REGLE
La
première de ces règles peut s'énoncer
ainsi : "Il est nécessaire, chaque fois que cela
est possible, de prendre les mots dans leurs sens habituel
et ordinaire.
EX
: Gen 6.12 "Toute chair avait corrompu sa voie sur la
terre" humain comportement
Paul
dit aux Romains 3.12 : "Il n'en est aucun qui fasse le
bien"
EX
: Luc 15.8 "la drachme perdue"
la
femme >> Jésus
la
drachmes >> Les hommes
Jésus
dit dans Luc 19.10 : "Le fils de l'homme est venu chercher
et sauver ce qui était perdu"
SECONDE
REGLE
Il
est important et nécessaire de prendre les mots
dans le sens que le contexte de la phrase indique.
EX
: Foi ; le mot foi signifie ordinairement confiance, mais
il peut avoir un autre sens voir - Gal 1.23 = croyance
ou doctrine de l'Evangile.
voir
Actes 17.31 = démonstration ou preuve
EX
: Salut ; le mot est employé souvent avec le sens
délivrance du péché et ses conséquences.
Il peut prendre une autres signification -
voir
Rom 13.11 = ici le mot salut signifie le retour de Christ.
voir
Hébreux 2.3 = il signifie l'ensemble de la révélation
de l'Evangile
EX
: Grâce ; la signification habituelle du mot grâce
est faveur, mais il est employé dans d'autre cas.
voir
Actes 14.3 = signifie ici à la prédication
de l'Evangile
voir
Pierre 1.13 = le contexte nous révèle qu'ici,
la grâce équivaut à la bénédiction
qu'il apportera à Son retour.
voir
Tite 2.11 = la grâce est ici utilisée dans
le sens d'enseignement de l'Evangile
voir
Héb 13.9 = la doctrine de l'Evangile
voir
Mat 26.26 = "Jésus prit du pain, et après
avoir rendu grâces, il le rompit et le donna aux
disciples, en disant, prenez et mangez, ceci est mon corps
...."cette règle revêt une importance particulière
lorsqu'il s'agit de déterminer si le mots considérés
doivent être pris dans un sens littéral ou
figuré. Pour ne pas tomber dans l'erreur, il est
très important dans un tel cas de se laisser totalement
guider par la pensée de l'auteur et de prendre
les mots dans le sens qu'indique l'enchaînement
du verset.
TROISIEME
REGLE
La
troisième régle s'énonce ainsi :
"Il est nécessaire de prendre les mots dans le
sens qu'indique le contexte, c'est à dire, les
versets qui précèdent et suivent le texte
que l'on étudie."
EX
: Ephésiens 3.4 = le mot mystère du verset
4 ne veut rien dire, mais en lisant du 3 au 6 alors le
mot à une signification
-
le mot mystère désigne ici la participation
des gentils aux bénédictions de l'Evangile
EX
: Rom 6.23 Nous voyons que la suite du verset, nous donne
l'explication.
EX
: Ephésiens 5: 32 - voir le verset 25 pour comprendre
-
LES
CHAPITRES ET LES VERSET LIéS
voir
Ephésiens 2. 14 : ainsi que le v22 ch 3
Ce
qui a été dit est suffisant pour nous aider
à comprendre qu'il est nécessaire de prendre
en considération le contexte, si l'on veut pourvoir
déterminer, si des expressions données doivent
être prises dans un sens littéral ou figuré.
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LA
FORMATION
DE LA BIBLE
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PRESENTATION.
1°
COMMENT SE PRESENTE NOTRE BIBLE
66
Livres en 2 partie : Ancien et Nouveau Testament.
Les
livres bibliques forment 7 groupes.
ANCIEN
TESTAMENT : 39 Livres NOUVEAU TESTAMENT : 27 Livres
17
Livres historiques 4 évangiles
5
Livres poétiques Actes
17
Livres prophétiques 21 épitres
Apocalypse
Les
Livres historiques : Développement et chute de
la nation hébraïque.
Les
livres poétiques : Littérature de l'age
d'or de la nation
Les
livres prophétiques : Littérature des jours
sombres de la nation
Les
Evangiles : L'Homme auquel la nation donne le jour
Les
Actes : Début de Son règne parmi les nations
Les
Epîtres : Ses enseignement et Ses préceptes
L'(Apocalypse
(révélation) : Prévention de se révélation
universelle.
Remarque
:
Dans
le Judaïsme actuel, il y a 613 commandements. Celui
qui en transgresse un, les transgresses tous.
3
pensées fondamentales de l'Ancien Testament :
1
- La promesse de Dieu à Abraham (résumé
en Genèse 12)
2
- L'alliance de Dieu avec la nation d'Israël (prospérité
si obeissance, malheur si idôlatrie)
3
- La promesse de Dieu faite à David (règne
éternel).
(Dieu
bâtit ses promesse autour de la famille de David)
3
étapes progressives de la pensée de l'Ancien
Testament :
1
- La nation Hébraïque fut fondée pour
que par elle le monde entier soit bénis = c'est
la nation messianique
2
- Le moyen par lequel la nation hébraïque
benirait le monde = c'est la famille messianique.
3
- Le moyen par lequel la famille bénirait le monde
serait un grand Roi qui naîtrait de cette famille
= c'est le messie JESUS.
Ainsi
en fondant la nation hébraîque, le but ultime
de Dieu était de préparer la venue du Messis
dans le monde : le but immédiat de Dieu était
d'établir dans un monde idolâtre, en vue
de la venue du messie, l'idée qu'il y a un seul
vrai Dieu vivant.
Origine
du mot "testament" :
La
Bible parle d'alliance de Dieu avec les hommes et en particulier,
pour l'AT, avec Israël.
En
hébreu, "Bérith" signifie "alliance" ; en
grec, "Diathéké". Ce mot signifie aussi
"testament".
Tertullien
(160-220 ap JC), traduisit diathéké par
"testamentum", d'où le mot français.
Le
mot est exact littéralement, mais inexact objectivement.
L'
emploi du mot "Nouveau Testament" date de la fin du 2ème
siècle. Les auteurs bibliques parlent d'alliance
: Jér 31/31 - Gal 4/24 : 2 alliances.
2°
LA BIBLE DES HEBREUX AU TEMPS DE JESUS
Luc
24/44 : la loi, les prophètes et les psaumes.
LA
LOI : Genèse, Exode Lévitique, Nombres,
Deutéronome.
LES
LIVRES HISTORIQUES : Josué, Juges, Ruth, 1 et 2
Samuel, 1 et 2 Rois, 1 et 2 Chroniques, Esdras, Néhémie,
Esther.
LES
LIVRES POETIQUES : Job, Psaumes, Proverbes, Ecclesiastes,
Cant des Cantiques.
LES
PROPHETES : Esaïe, Jérémie, Lamentations,
Ezekiel, Daniel, Osée, Joel, Amos, Abdias, Jonas,
Michée, Nahum, Habakuk, Sophonie, Aggée,
Zacharie, Malachie.
LES
LIVRES HISTORIQUE - NT - : Mathieu, Marc, Luc, Jean, Actes.
LES
LETTRES - dite épîtres - : Romains, 1 et
2 Corinthiens, Galates, Ephésiens, Philippiens,
Colosiens, 1 et 2 Théssaloniciens, 1 et 2 Timothée,
Tite, Philemon, Hébreux, Jacques, 1 et 2 Pierre,
1 - 2 et 3 Jean, Jude.
LIVRE
APOCALYPTIQUE : Apocalypse.
3°
LES LANGUES
Pour
l'Ancien Testament : Hébreu et quelques passages
en Araméen.
La
Septante est la traduction grecque de l'AT, faite par
70 savants hébreux en Egypte au 3ème siècle
ac JC. Ce furent eux qui divisèrent en 5 livres
le Pentateuque. Ce terme vient du grec : Penta=5 - Teuche=étuis
pour rouleaux de papyrus : les 5 rouleaux.
Lorsque
le christianisme atteignit d'autres peuples parlant d'autres
langues, l'AT fut traduit en latin : la Vulgate, en syriaque
(Peshitto) et en copte. En outre, les Juifs écrivent
d'autres livres religieux appelés "apocryphes",
car non canonisés.
4°
DIVISIONS EN CHAPITRES ET EN VERSETS.
La
division actuelle en chapitres est dûe soit au cardinal
Hugo, un Espagnol, ou à l'archevêque Langton,
un Anglais. Tous deux vivaient au 13ème siècle.
La
division en versets est dûe à Robert Estienne
qui l'introduisit dans le NT grec et latin qu'il publia
à Genève en 1557.
Elle
fut appliquée pour la première fois à
la Bible entière dans l'édition de la Vulgate
qu'il fit parraitre en 1555.
5°
LA CHAINE DE TRANSMISSION
DIEU--INSPITATION--ECRITURE--CANONISATION--TRANSMISION--NOUS--DIFFUSION
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